Le journal de Lou

Nouvelle psychologue

Je ne crois pas l’avoir écrit quelque part mais j’ai finalement eu mon premier rendez-vous avec la personne qui remplace mon ancien psychologue du CMP. C’est une femme qui sonne un peu froide au téléphone et que j’ai rencontré hier matin.

Difficile de céder la confiance que j’ai mise en une personne qui a suivie ma vie depuis deux ans à une parfaite inconnue. C’était surtout une prise de contact pour essayer de lever un peu ma méfiance naturelle et éventuellement envisager une suite dans le travail parcouru à ce jour.

Je n’ai pas les idées très claires pour le moment. Elle m’a proposé plusieurs solutions, des "formules". Elle n’est pas que psychologue elle est également thérapeute comportementaliste. J’avais pour habitude de venir me livrer, de vider mon sac une fois toutes les deux semaines ; elle me propose d’associer ce relâchement à un traitement plus en profondeur en terme d’analyses émotionnelles.

Je n’y connais rien alors je suis prête à essayer et à arrêter si ça ne me convient pas. J’ai envie de me donner une chance d’explorer et de comprendre ce qui déclenche ces vagues de tristesse. Quand je suis prise dans cet engrenage, ce sont toutes mes idées noires qui s’empilent, qui remontent et tournoient. Il doit bien avoir un moyen, des parades pour les affronter jusqu’à ce qu’elles s’amoindrissent…

Je lui ai donné quelques pistes sur lesquelles j’aimerais progresser, des mots qui me venaient spontanément en référence à ce qui me procure de la joie et à la tristesse. J’ai aussitôt repensé à cette odeur si particulière, si caractéristique, qui déboule par effluve sans que je puisse définir d’où elle vient et qui passe vraiment par ce double-tranchant. Elle m’a demandé si je pensais être prise de délire. Je ne m’étais jamais posée la question…

Elle m’a alors expliqué que l’organisme fourmillait de mémoires sensorielles et que, comme il nous arrive de détecter notre trousseau de clés au fond du sac à l’aveuglette, il doit y avoir un élément déclencheur qui ravive cette odeur même quand celle-ci n’est pas physiquement proche de moi. Je pensais avoir un nouveau problème mais ce n’est que la nature qui est plus forte que moi. C’est lui qui a été plus fort que moi et qui s’y est inscrit.

Elle m’a parlé d’exercices de méditation et de respiration à faire sur place et à la maison. Elle a également évoqué des groupes de paroles avec des thématiques notamment la prise de confiance en soi : des tuyaux sur ce qu’il faudrait dire et faire dans certaines situations où on laisse la priorité aux besoins/envies des autres jusqu’à totalement s’effacer. Ces autres qui parfois nous connaissent, jouissent de cette supériorité et savent qu’on ne leur dira jamais non. J’aimerais apprendre tout ça. Je suis sûre que ça m’aiderait beaucoup dans toutes sorties de situations.