Le journal de Lou

Penser passé et futur

Mon arrêt de travail m’isole dans la solitude à laquelle je tente d’échapper en allant au boulot. Je me retrouve face à moi-même. Je vais un peu mieux. Les médicaments sont vraiment efficaces. Je viens de passer la barre des 24 heures sans poussée de fièvre. Je sens l’air passé à nouveau dans mes poumons. Respirer redevient peu à peu normal et sans douleur. Et il fait beau. Le soleil est si doux. Je le laisse rentrer dans la maison et me rendre un peu de (bonne) chaleur.

Toutes les conditions sont réunies pour que je puisse me reposer mais je n’ai réussi à dormir que quelques heures cette nuit. Même avec l’excès de fatigue mon organisme lutte contre le sommeil qui lui ferait tant de bien. J’ai envie de lui dire : "qu’est-ce qu’il te faut de plus ?!"

Et mon esprit délire ou dérive sans jamais s’arrêter au présent. Au présent qui ne m’intéresse que moyennement. Je suis malade : je me soigne mais je ne suis pas assez en forme pour aller me dépenser au sport. J’espérais y retourner demain mais l’énergie me fait défaut. Voilà tout.

Toujours vers le passé...
Entre 10 et 4 mois en arrière. Il me manque tellement. Tellement. Je suis heureuse et reconnaissante de l’avoir rencontré et tellement malheureuse qu’il ne fasse plus partie de ma vie. Je ne devrais même pas penser à lui, à toutes ces choses inconnues qu’il m’a dites, toutes ces émotions neuves et un peu effrayantes qu’il m’a fait ressentir. Peut-être qu’il n’y avait rien de vrai dans ces moments de partage, que la bulle qu’il a soufflée à l’intérieur de moi était aussi fragile que nous deux. J’aurais dû essuyer tes larmes, te tenir la main, te dire que tout s’arrangerait d’une façon ou d’une autre. Et que je t’appréciais moi aussi. Toi et toutes tes attentions.
Tout serait plus clair si il avait répondu à mon message… Je serais fixée.

Toujours vers le futur...
Et des vacances que je n’arrive pas à arrêter. Comme si le temps n’était pas réel, pas concret. Parce que 8 jours de repos étalés sur un an et demi me fait aussi comprendre pourquoi je suis si fatiguée. Il me reste 14 jours de congés à poser et j’essaie de visualiser ce que sera ma vie d’ici le 31 mai 2018. Il y a 99% de chance que ma vie soit aussi routinière et dépeuplée qu’aujourd’hui. Le monde est si vaste. Il y a tant à voir et même à revoir. Plus ou moins loin. Je suis partagée entre les jolis coins perdus de France et une soif d’exotisme et de farniente. Je ne suis jamais vraiment allée à la montagne. Je ne suis jamais allée faire du ski. Je ne suis pas allée à l’étranger depuis la Nouvelle-Zélande en 2015. J’ai la quasi-certitude d’y retourner d’ici un an pour voir tout ce que je n’ai pas pu faire la première fois et descendre dans l’île du Sud. Peut-être le faire en road-trip. J’ai su que j’y retournerai et j’avais souhaité si fort y revenir pour partager ce beau voyage avec quelqu’un d’autre. Partir seule à l’autre bout du monde est une telle aventure ! Je n’ai jamais considéré voyager autrement. Ca serait une surprise inattendue.